Employer une frontalière : normal dans la plupart des cas, ordinaire dans deux
Une personne résidant en France, Allemagne, Italie ou Autriche qui se déplace quotidiennement pour travailler en Suisse a un permis G. Contrairement à ce qu'on croit souvent, la procédure simplifiée n'exclut que deux groupes : les pendulaires quotidiennes du Liechtenstein, et les résidentes de France dont l'employeur se trouve à BE, SO, BS, BL, VD, VS, NE ou JU (WBB 2.7.1). Toutes les autres frontalières — Genève, Tessin, Zurich, résidence en Allemagne, en Autriche ou en Italie — passent normalement par la procédure simplifiée. Pour les deux cas exclus, c'est la procédure ordinaire, et les étapes ci-dessous montrent exactement comment faire.
Réponse en 30 secondes
Le personnel de ménage titulaire d'un permis G (frontalier·ère) peut le plus souvent recourir à la procédure simplifiée comme tout le monde. Seuls deux groupes en sont exclus : les frontalier·ère·s du Liechtenstein et ceux de France dont le lieu de travail se situe dans les cantons BE, BL, BS, JU, NE, SO, VD ou VS ; dans ces deux cas, vous déclarez la personne en procédure ordinaire auprès de la caisse de compensation cantonale et souscrivez une assurance-accidents LAA. L'impôt à la source dépend du pays de résidence et du canton : dans les huit cantons de l'accord avec la France, vous ne retenez, avec l'attestation, aucun impôt à la source suisse ; à Genève, au Tessin et pour les frontalier·ère·s d'Allemagne/Autriche, oui.
Procédure simplifiée : exclue uniquement pour les frontalier·ère·s du Liechtenstein et de France (lieu de travail BE, BL, BS, JU, NE, SO, VD, VS), où c'est la procédure ordinaire qui s'applique. Tous les autres peuvent l'utiliser.
Les assurances sociales (AVS/LAA) se déclarent toujours, quel que soit le canton.
Le fait de retenir ou non l'impôt à la source dépend du canton et du pays de résidence – voir l'aperçu ci-dessous.
Cela s'applique si
Vous employez une personne de ménage, une nanny ou une personne de garde domiciliée en Allemagne, en France, en Italie ou en Autriche (permis G).
Ce que vous devez concrètement faire en tant qu'employeur
1
Caisse de compensation cantonale : inscription en tant qu'employeur (une fois).
2
Assurance LAA — auprès de la Suva ou d'un assureur privé.
3
Impôt à la source : selon le canton et le pays de résidence (voir ci-dessous) — dans les cantons de l'accord avec la France, pas de retenue avec l'attestation de résidence ; sinon décompte mensuel auprès de l'office cantonal.
4
Établir les fiches de paie — avec déductions sociales ET retenue à la source.
5
Certificat de salaire annuel, rapport de structure salariale cantonal, clôture annuelle de l'impôt à la source.
Impôt à la source selon le canton et le pays de résidence
«Frontalier» n'est pas égal à «frontalier». Le fait de retenir un impôt à la source en tant qu'employeur, et son montant, dépend de l'endroit où la personne habite et du canton dans lequel vous l'employez. Quatre cas de figure :
France – les huit cantons de l'accord
BE · SO · BS · BL · VD · VS · NE · JU
Si la personne habite en France et travaille dans l'un de ces cantons, le salaire est imposé en France (accord de 1983). Vous ne retenez AUCUN impôt à la source suisse – à condition que la personne présente chaque année l'attestation de résidence fiscale française (formulaire 2041-AS). La France reverse 4,5% à la Suisse à titre de compensation.
Genève – cas particulier
GE
Genève ne fait pas partie de l'accord de 1983. Ici, le canton impose le salaire à la source : vous retenez l'impôt à la source genevois et le décomptez avec l'administration fiscale genevoise. Genève reverse une part à titre de compensation aux départements français de l'Ain et de la Haute-Savoie.
Allemagne et Autriche
BS · BL · SH · AG · ZH · TG · SG · GR etc.
Si la personne habite en Allemagne ou en Autriche, elle est imposée dans son pays de résidence – mais la Suisse retient un impôt à la source plafonné à 4,5% du salaire brut. Pour cela, il faut l'attestation de résidence (formulaire Gre-1). Si la personne, pour des raisons professionnelles, ne rentre pas chez elle pendant plus de 60 jours par an, le statut de frontalier·ère tombe.
Italie – Tessin
TI (GR · VS)
Pour les frontalier·ère·s venant d'Italie, un nouvel accord s'applique depuis 2024. Les «nouveaux» frontaliers (à partir de 2024) sont imposés à la source en Suisse, avec imputation en Italie ; les «anciens» frontaliers (avant fin 2023) restent, à titre transitoire, imposables uniquement en Suisse. Vous retenez l'impôt à la source tessinois.
L'allègement ne concerne que l'impôt – pas les assurances sociales
Même si vous ne retenez aucun impôt à la source dans les cantons de l'accord : l'obligation de cotiser aux assurances sociales (AVS/AI/APG/AC et assurance-accidents LAA) subsiste dans tous les cas. Ici, vous déclarez comme pour tout emploi – mais simplement via la procédure ordinaire, et non la procédure simplifiée.
Elle habite en France ? Dans 8 cantons, Clino prépare tout le dossier
Dans les cantons de l'accord — BE, SO, BS, BL, VD, VS, NE et JU — aucun impôt à la source suisse n'est retenu : votre frontalière est imposée en France. Il reste exactement ce que Clino fait déjà : déclaration AVS, assurance-accidents et fiches de salaire mensuelles en procédure ordinaire. Il vous faut seulement son permis G et, une fois par an, le formulaire 2041-AS (attestation de résidence fiscale).
Seule exception : si elle travaille aussi de manière substantielle en France (env. 25 % ou plus), les assurances sociales basculent en France — un cas que Clino ne couvre pas.
Genève, Tessin, résidence en Allemagne ou en Autriche ? Clino s'en charge.
Seuls deux groupes sont exclus de la procédure simplifiée : les pendulaires quotidiennes du Liechtenstein et les résidentes de France travaillant à BE, SO, BS, BL, VD, VS, NE ou JU (WBB 2.7.1). Toutes les autres frontalières — Genève, Tessin, Zurich, résidence en Allemagne, en Autriche ou en Italie — peuvent utiliser la procédure simplifiée normalement, et Clino vous guide. Les deux cas exclus, Clino les gère en procédure ordinaire. Une seule limite : si elle travaille aussi de manière substantielle dans son pays de résidence (environ 25% ou plus), les assurances sociales y basculent.
Questions fréquentes sur les frontalier·ère·s employé·e·s au foyer
Puis-je déclarer ma frontalière via la procédure simplifiée ?
Le plus souvent, oui. Seuls les frontalier·ère·s du Liechtenstein, et ceux de France dont le lieu de travail se situe dans les cantons BE, BL, BS, JU, NE, SO, VD ou VS, sont exclus de la procédure simplifiée. Tous les autres frontalier·ère·s (permis G) peuvent l'utiliser. Pour les deux cas exclus, c'est la procédure ordinaire qui s'applique : déclaration comme employeur auprès de la caisse de compensation cantonale, assurance LAA et, selon le canton, impôt à la source.
Dois-je retenir un impôt à la source pour une frontalière française ?
Dans les huit cantons de l'accord (BE, SO, BS, BL, VD, VS, NE, JU), non : avec l'attestation de résidence fiscale française (2041-AS), le salaire est imposé en France. À Genève en revanche, vous retenez l'impôt à la source – Genève ne fait pas partie de l'accord.
Qu'en est-il pour une frontalière venant d'Allemagne ?
Elle est imposée en Allemagne, mais la Suisse retient au maximum 4,5% d'impôt à la source. Pour cela, elle vous présente l'attestation de résidence (Gre-1). Si elle passe la nuit en Suisse pour des raisons professionnelles pendant plus de 60 jours par an, le statut de frontalière tombe.
Ai-je besoin d'une procédure d'annonce pour une frontalière ?
Non – les frontalier·ère·s ne relèvent pas de la procédure d'annonce à 90 jours ; ils disposent d'un permis G délivré par l'autorité cantonale des migrations. Ne confondez pas cela avec la déclaration AVS : ce sont deux démarches distinctes.
Clino se charge-t-il de la déclaration pour les frontalier·ère·s ?
Oui. Si elle habite en France et travaille dans l’un des huit cantons de l’accord (BE, SO, BS, BL, VD, VS, NE, JU), aucun impôt à la source suisse ne s’applique et Clino gère la déclaration AVS, l’assurance-accidents et les fiches de salaire mensuelles en procédure ordinaire. Tous les autres cas — Genève, Tessin, Zurich, résidence en Allemagne, en Autriche ou en Italie — ne sont pas exclus de la procédure simplifiée (WBB 2.7.1) et passent normalement par Clino. Le seul cas non couvert : si elle travaille aussi de manière substantielle dans son pays de résidence (environ 25% ou plus).